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Afrique12 min19 juin 2026Mis à jour le 12 juillet 2026

Logiciel de caisse gratuit au Togo 2026 : Flooz, T-Money, FCFA

Logiciel de caisse gratuit au Togo : enregistrez Flooz et Mixx by Yas (T-Money), vendez hors ligne en FCFA, sans abonnement. Comparatif digabloPos et Loyverse.

Par Amina Diop

Spécialiste POS Afrique francophone

Market stall with spices, packaged goods and household items on display
Photo de Thilina Alagiyawanna sur Pexels

Une caisse gratuite pour la boutique togolaise, Flooz et T-Money inclus

Samedi matin à Assigamé. Le grand marché de Lomé tourne déjà à plein régime, les revendeuses déploient les pièces de pagne sur les étals, et au moment de payer, la cliente ne sort pas toujours des billets : elle compose \*155# et envoie le montant en Flooz. Deux allées plus loin, le vendeur de piles a écrit son numéro Mixx by Yas au marqueur sur un bout de carton. Le soir, même scène dans les boutiques de Bè, de Tokoin ou d’Agoè, et dans les buvettes de quartier où la bière se règle par téléphone entre deux matchs.

L’espèce reste reine, inutile de le nier : au marché comme dans l’alimentation générale du coin, une grosse partie de la journée se fait encore en pièces et en billets. Mais le paiement mobile s’est installé à côté, et c’est précisément là que la caisse commence à souffrir. Le carnet ne sait pas dire, à 20 h, combien est entré en Flooz, combien en Mixx by Yas (l’ancien T-Money) et combien dort dans le tiroir. Tant qu’on ne sait pas le dire, on ne sait pas vraiment si la journée a été bonne.

Ce qu’une caisse doit faire au Togo tient en quatre points. Enregistrer chaque mode de paiement séparément. Compter en FCFA (le franc CFA, XOF), sans centimes qui n’existent pas. Continuer à vendre hors ligne quand la connexion tombe ou quand la CEET coupe le courant du quartier. Et, si possible, ne rien coûter chaque mois. Or les logiciels de caisse vendus au Togo sont le plus souvent payants, à l’abonnement, ou pensés pour la facturation conforme plutôt que pour le comptoir d’une boutique de Lomé, de Kara ou de Sokodé.

Ce guide fait le tri : ce qu’une caisse doit savoir faire ici, ce que valent les options gratuites, ce qu’un abonnement vous coûte réellement sur une année, et les erreurs qui vident un tiroir sans que personne ne s’en aperçoive.

Encaisser Flooz et Mixx by Yas (T-Money) proprement

Deux portefeuilles comptent au Togo. Flooz, de Moov Africa Togo (accès \*155#), aujourd’hui le plus utilisé en volume de transactions. Et Mixx by Yas, l’ancien T-Money, opéré par Tmoney S.A. du groupe Yas/Togocom (accès \*145#). La plupart des commerçants acceptent les deux, tout simplement parce que le client paie avec l’opérateur qu’il a dans son téléphone, pas avec celui que vous préférez.

Premier réflexe : ouvrir un compte marchand chez l’opérateur, au lieu de faire transiter l’argent de la boutique par votre numéro personnel. Le paiement marchand est en général gratuit pour le client, la commission reste de votre côté, et un client paie plus volontiers quand le geste ne lui coûte rien. Affichez le numéro marchand au comptoir, en gros : ça évite de le dicter dix fois pendant le coup de feu.

Recevoir l’argent, tout le monde sait faire. Le vrai travail, c’est de tracer le paiement dans la caisse. À chaque vente :

- Le client envoie le montant sur votre numéro marchand (Flooz ou Mixx by Yas). - Vous attendez la confirmation côté marchand. Jamais la capture d’écran du client : un faux écran se fabrique en trente secondes, et ceux-là circulent dans tous les marchés du pays. - Vous enregistrez la vente avec le bon mode de paiement, pour que le rapport du soir sépare clairement l’espèce, Flooz et T-Money.

Le soir venu, vous comparez le solde de chaque compte marchand avec ce que dit la caisse, canal par canal. Un écart de 5 000 FCFA saute aux yeux quand les canaux sont séparés ; il se noie dans la masse quand tout tombe dans un seul total. Une caisse qui crée un mode de paiement par portefeuille transforme ce rapprochement en formalité de cinq minutes. Regardez ce point avant même de regarder le prix.

digabloPos : gratuit, hors ligne, pensé pour le FCFA et le mobile money

digabloPos est gratuit à vie sur sa caisse de base. Pas gratuit trois mois, pas gratuit jusqu’à la cinquantième vente : gratuit, point. Voici ce que couvre ce socle.

- Flooz et Mixx by Yas (T-Money) enregistrés comme modes de paiement distincts. Le rapport du soir sépare l’espèce du mobile money, portefeuille par portefeuille. - FCFA natif (XOF). Prix, reçus et rapports en francs CFA, sans centimes inutiles. - Fonctionne hors ligne. Vous vendez, suivez le stock et imprimez les reçus sans connexion. Tout se synchronise au retour du réseau. - Sans abonnement. Ventes et produits illimités, 2 employés, reçus, rapports. Des modules payants existent pour plus tard, si la boutique grandit. - N’importe quel Android. Le téléphone que vous avez déjà en poche suffit. L’imprimante thermique Bluetooth reste optionnelle. - Crédit client, l’ardoise du quartier. La voisine qui prend maintenant et règle en fin de mois, vous la connaissez. Son solde vit dans la caisse au lieu de vivre dans un cahier qu’on finit toujours par perdre.

Le hors ligne mérite qu’on s’y arrête, parce que c’est le point où beaucoup d’applications lâchent. Entre une coupure de la CEET qui emporte le wifi du quartier et une connexion mobile qui rame aux heures de pointe, une caisse qui exige internet en permanence s’arrête plusieurs fois par semaine à Lomé, et bien plus souvent à l’intérieur du pays. Une caisse qui enregistre tout dans le téléphone et synchronise ensuite ne s’arrête jamais : le client de 21 h est servi exactement comme celui de midi.

Pour une boutique, une buvette ou un étal qui compte chaque franc, ce socle gratuit fait tomber les deux freins classiques à l’équipement : le matériel à acheter et l’abonnement à payer tous les mois.

Caisse gratuite au Togo : le comparatif

Le marché togolais se range en quatre familles.

- digabloPos : gratuit à vie, hors ligne d’abord, FCFA, enregistre Flooz et Mixx by Yas séparément, tourne sur n’importe quel Android. - Loyverse : application mondiale gratuite et capable, mais sans prise en compte particulière du Togo ni du FCFA, et avec des modules payants au mois. - Outils de facturation conformes (NIF, OTR) : pratiques pour éditer des factures aux normes, souvent en essai gratuit puis payants. Ce sont des outils de facturation, pas des caisses de comptoir qui continuent à vendre sans réseau. - POS payants locaux : abonnement mensuel selon les fonctions, parfois avec un matériel imposé.

Chacun a sa place, disons-le honnêtement. Loyverse fait le travail si vous vendez dans un endroit où la connexion ne tombe jamais, ce qui ne décrit ni Assigamé un jour de marché, ni beaucoup de quartiers de Lomé en fin de journée. Un outil de facturation devient nécessaire le jour où l’administration attend de vous une facture normalisée, mais il ne vous servira pas à encaisser une bière un samedi soir. Quant à un POS payant, il se défend quand une fonction précise le justifie, pas parce qu’un commercial est passé à la boutique.

Si votre exigence tient en quatre mots (sans abonnement, hors ligne, FCFA, mobile money), digabloPos est le point de départ gratuit le plus sérieux. Vous l’essayez sur le téléphone que vous avez déjà, sans engagement, et vous jugez sur vos propres ventes plutôt que sur une brochure.

Selon votre type de commerce

Une alimentation générale d’Agoè ne vit pas comme une buvette de Bè, et une revendeuse de pagne d’Assigamé encore moins. Le même socle gratuit couvre les trois, avec des réglages différents.

La boutique et l’alimentation générale. Le code-barres accélère le passage en caisse et fiabilise le stock : vous scannez la boîte de lait, le prix tombe juste, la quantité se décompte toute seule. L’ardoise, elle, sert tous les jours dans un quartier. Autant qu’elle vive dans la caisse, avec le solde à jour de chaque habitué, plutôt que dans un carnet que personne ne relit.

La buvette, le bar et le fast-food. Les commandes se prennent par table, partent en cuisine, et l’addition se règle au comptoir en espèces ou par téléphone. Un soir de match, quand toutes les tables se remplissent d’un coup et que chacun commande en même temps, c’est la différence entre des commandes perdues et des clients servis. Le poulet braisé et les brochettes n’attendent pas.

La pharmacie et la parapharmacie. Le suivi des lots et des dates de péremption devient possible, avec le scan de la boîte pour identifier le produit automatiquement. Une boîte périmée découverte trop tard, c’est de l’argent jeté. Une alerte quelques semaines avant, c’est un produit écoulé à temps.

Le grand marché et la vente ambulante. Les Nana Benz ont bâti tout un commerce du pagne avec un carnet et une mémoire d’acier. Leurs revendeuses travaillent aujourd’hui le téléphone à la main : tout tient dedans, sans le moindre matériel, et le hors ligne prend là tout son sens. Vous vendez sur l’étal ou en tournée sans vous soucier du réseau, et tout se synchronise le soir, une fois rentrée.

Dans tous les cas, la logique reste la même. Vous démarrez avec la caisse gratuite, et vous n’activez un module (cuisine, lots, multi-boutique) que le jour où l’activité le réclame. Pas avant.

Et la facture normalisée (OTR, TVA 18 %) ?

Soyons clairs sur ce qu’une caisse gratuite couvre, et sur ce qu’elle ne couvre pas. Elle couvre la vente quotidienne : enregistrer chaque transaction, suivre le stock, sortir un rapport propre le soir. Pour la grande majorité des boutiques, des buvettes et des étals du pays, c’est l’essentiel du besoin, et c’est déjà bien plus fiable que le cahier.

Si en revanche vous êtes assujetti à la TVA (18 % au Togo) et que vous devez émettre des factures normalisées conformes à l’Office Togolais des Recettes (OTR), avec votre NIF et le visa fiscal exigé, sachez que c’est une couche distincte d’un logiciel de caisse. Bon à savoir avant de vous inquiéter : depuis le 1er janvier 2025, le seuil d’assujettissement à la TVA a été relevé à 100 millions FCFA de chiffre d’affaires annuel. Beaucoup de petites boutiques passent donc en dessous, et se posent la question pour rien.

digabloPos est un outil de caisse et de reporting, pas un émetteur certifié de facture normalisée. Ce qu’il vous donne, c’est une base de ventes structurée : chaque vente datée, ventilée par mode de paiement, retrouvable des mois plus tard. Le travail comptable qui suit devient nettement plus simple que de reconstituer un mois d’activité à partir de souches de carnets. Mais ne confondez pas les deux couches, et vérifiez votre situation directement auprès de l’OTR plutôt qu’auprès d’un vendeur de logiciel qui aurait intérêt à vous rassurer.

Démarrer en 5 minutes

Pas besoin de bloquer une journée ni de faire venir un technicien.

1. Téléchargez digabloPos sur votre téléphone Android (ou ouvrez-le dans un navigateur). 2. Ajoutez vos produits, ou importez votre liste si vous l’avez déjà en fichier, et choisissez le FCFA. 3. Ajoutez Flooz et Mixx by Yas (T-Money) comme modes de paiement. 4. Faites votre première vente. Associez une imprimante Bluetooth si vos clients réclament un reçu papier.

Le bon moment pour s’y mettre, c’est un jour calme : un mardi matin plutôt qu’un samedi à Assigamé. Commencez par saisir les cinquante produits qui tournent le plus, encaissez avec pendant une semaine en gardant le cahier à côté si ça vous rassure, puis complétez le reste du stock rayon par rayon. Au bout de quinze jours, la boutique tourne sur des chiffres réels. Sans contrat, sans abonnement, et ça continue de vendre quand le réseau lâche.

Ce qu’un abonnement vous coûte vraiment sur une année

Faites le calcul une fois, posément, avant de signer quoi que ce soit. Un abonnement à 10 000 FCFA par mois représente 120 000 FCFA par an. À 25 000 FCFA par mois, on parle de 300 000 FCFA par an, chaque année, que la boutique ait bien marché ou non. Au bout de trois ans, c’est un rayon entier que vous n’avez pas rempli, plusieurs mois de loyer, ou le congélateur que vous repoussez depuis deux saisons.

L’argument des vendeurs de logiciels payants, c’est le support et les fonctions avancées. Regardez honnêtement ce que vous utilisez au comptoir : encaisser, suivre le stock, séparer l’espèce du mobile money, sortir le rapport du soir. Ce cœur de métier existe gratuitement. Les fonctions avancées (multi-boutique, écran cuisine, suivi fin des lots) se justifient à un certain stade de croissance, et à ce stade un modèle par modules, où vous ne payez que ce dont vous vous servez, revient moins cher qu’un forfait tout compris exploité à moitié.

Il reste le coût caché du matériel. Certaines offres imposent leur terminal maison. Vous payez alors un appareil qui fait moins bien que le téléphone déjà dans votre poche, et le jour où vous changez de logiciel, le boîtier part au placard avec l’abonnement. Une caisse qui tourne sur votre propre Android vous laisse libre de partir quand vous voulez. Le premier franc va dans le stock, le deuxième dans une imprimante à tickets si vos clients en demandent, et aucun dans un abonnement tant que le gratuit couvre le besoin.

Les erreurs qui vident une caisse sans bruit

La première, c’est de mélanger les canaux de paiement. Tout finit dans un seul total, et le jour où il manque 15 000 FCFA, impossible de savoir si le trou vient du tiroir, d’un transfert Flooz jamais arrivé ou d’une vente oubliée. Séparez les canaux dès le premier jour, pas le jour du premier écart.

La deuxième, c’est la capture d’écran. Aux heures de pointe, le serveur jette un œil au téléphone du client, voit un écran de confirmation, encaisse. Les faux écrans circulent à Lomé comme partout ailleurs. La règle ne souffre aucune exception : c’est la confirmation reçue sur votre téléphone marchand qui valide la vente, pas l’écran du client.

La troisième, c’est de ne pas compter le soir. Le rapport de fin de journée vous dit combien il doit y avoir dans le tiroir et sur chaque compte marchand. La comparaison prend cinq minutes. Un écart repéré le soir même se règle avec l’équipe dès le lendemain ; un écart découvert en fin de mois est perdu, et il empoisonne la confiance avec tout le monde.

La quatrième, c’est de choisir une caisse qui exige internet. À la première coupure prolongée, vous revenez au papier, les chiffres de la journée sont faux et le stock ne veut plus rien dire. Avant de vous engager, testez le mode avion : ouvrez l’application, coupez le réseau, faites une vente. Si elle passe, l’outil tient la route au Togo. Si l’écran se fige, passez au suivant.

La dernière, c’est de ne pas former l’équipe. Une caisse mal utilisée produit des chiffres faux, et des chiffres faux valent moins que pas de chiffres du tout, parce qu’ils inspirent une confiance imméritée. Une heure de prise en main, un code PIN par employé pour que chaque vente ait un responsable, et vous savez enfin, chaque soir, ce qui s’est réellement passé dans votre boutique.

Lancez votre caisse gratuite au Togo

Sans abonnement, Flooz et Mixx by Yas enregistrés à part, hors ligne, en FCFA. digabloPos tourne sur le téléphone Android que vous avez déjà et se met en place en 5 minutes.

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