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Asie12 min19 juin 2026Mis à jour le 12 juillet 2026

Logiciel de caisse gratuit au Vietnam 2026 : VietQR, MoMo, ZaloPay

Logiciel de caisse gratuit au Vietnam : enregistrez VietQR, MoMo, ZaloPay séparément, vendez hors ligne en đồng sans abonnement. digabloPos, KiotViet, Loyverse.

Par Marie Dubois

Consultante POS & restauration — 12 ans dans le secteur

Vietnamese market stall with dried goods and spices on display
Photo de Tuan Vy sur Pexels

Une caisse gratuite pour le commerce vietnamien, VietQR, MoMo et ZaloPay inclus

Dix-huit heures dans un hẻm, une de ces ruelles de Hồ Chí Minh-Ville où l’on tient boutique sur trois mètres carrés. Le tạp hóa du coin a trois clients en même temps : une caisse de bière pour un repas de famille, des nouilles instantanées et une bouteille de nuoc-mâm à 25.000 ₫, et un chauffeur Grab qui attend une boisson fraîche, téléphone déjà en main. Personne ne sort de billet. Deux clients scannent le sticker VietQR collé sur l’étagère. Le troisième paie par MoMo.

La scène est devenue banale, du district 7 à Hà Nội, Đà Nẵng et jusqu’aux bourgades du delta du Mékong. L’acceptation du QR chez les commerçants atteint environ 85 %, et les portefeuilles numériques captent déjà un tiers du marché du paiement. Un commerce qui n’accepte que le cash ne fait pas seulement vieux jeu : il perd la vente au profit de la boutique d’en face qui, elle, a le sticker.

Si vous lisez ces lignes depuis Paris ou Montréal avant d’ouvrir un café à Hô Chi Minh-Ville, ou si vous reprenez l’affaire familiale au pays après des années en France, retenez ceci : le Vietnam a sauté l’étape du terminal de paiement. On n’y installe pas un TPE comme en Europe. Le téléphone du client est le moyen de paiement, et le vôtre doit être la caisse.

Le vrai problème commence après le scan. L’argent tombe sur un compte ou dans un solde de portefeuille, le client repart, et rien n’est noté. En fin de semaine, le patron a un téléphone plein de notifications, quelques billets dans le tiroir, et aucun moyen de dire quels produits sont partis, quel habitué doit encore la note de mardi, ni quelle part de la recette est arrivée par MoMo. Le paiement a fonctionné. La comptabilité, elle, n’existe pas.

C’est à ça que sert une caisse. Celle dont un petit commerce vietnamien a besoin doit faire quatre choses peu glorieuses : enregistrer chaque mode de paiement séparément (cash, VietQR, MoMo, ZaloPay, carte), travailler en đồng (VND, ₫) sans décimales comme les prix sont écrits sur vos étagères, continuer à vendre quand le réseau tombe, et ne rien coûter par mois. La plupart des systèmes classiques échouent sur au moins deux de ces points, en général les deux derniers, parce qu’ils arrivent en package : un terminal loué et un abonnement que vous payez autant un mois creux qu’un mois plein.

Encaisser VietQR, MoMo et ZaloPay proprement

Le réflexe le plus malin au Vietnam consiste à s’appuyer sur VietQR, le standard national de QR opéré par NAPAS (la société nationale de paiement) sur ses rails de virement instantané NAPAS 247. Son gros atout tient en un mot : interopérable. Un client qui paie depuis l’une des 40+ applis bancaires, ou depuis MoMo, ZaloPay ou ShopeePay, scanne le même code VietQR. Un seul sticker pour toutes les banques et tous les portefeuilles, au lieu du mur de QR concurrents qu’on voit encore sur certains comptoirs.

Obtenir le code est la partie facile : votre banque vous délivre un VietQR rattaché à votre compte, et vous pouvez ouvrir en plus des comptes marchands MoMo et ZaloPay si vous voulez leurs flux et leur clientèle. La partie difficile, ce sont les dix secondes qui suivent le scan.

Voici la discipline qui sépare une boutique aux comptes propres d’une boutique qui devine :

- Le client scanne votre code VietQR, ou votre QR marchand MoMo/ZaloPay. - Vous attendez la confirmation de votre côté : la notification de la banque, l’alerte du portefeuille, ou la petite enceinte du comptoir qui annonce le montant à voix haute. Jamais la capture d’écran du client. Un faux écran de paiement se fabrique en trente secondes, et il s’utilise justement sur les commerces occupés, distraits et polis. - Vous enregistrez ensuite la vente en caisse avec ce mode précis, pour que le rapport du soir sépare cash, VietQR, MoMo et ZaloPay sur des lignes distinctes.

Sautez cette dernière étape et le rapprochement devient de l’archéologie : onze heures du soir, un relevé bancaire, trois historiques de portefeuilles et un tiroir de billets, à chercher si les 180.000 ₫ manquants sont un vol, une ardoise oubliée ou une vente encaissée par votre cousine sur son propre MoMo pendant le coup de feu. Avec un mode de paiement par canal, le même travail prend quatre minutes : vous comparez le total de la caisse avec ce que dit chaque appli, et tout écart a un nom avant que vous n’alliez dormir.

Deux habitudes suffisent à tenir la ligne. Figez l’ordre des boutons de paiement dans celui où vos clients paient réellement, cash puis VietQR puis MoMo : l’équipe cesse d’y réfléchir et les paiements mal étiquetés, principale source d’écarts imaginaires, disparaissent. Et décidez une fois pour toutes qui surveille la confirmation. Dès que cette responsabilité flotte, l’arnaque à la capture d’écran marche sur vous.

Un dernier point, facile à oublier au Tết quand la boutique déborde : une vente non enregistrée est aussi un trou de stock. La bière a quitté l’étagère, la caisse croit qu’elle y est encore, et la semaine suivante vous recommandez la mauvaise quantité.

digabloPos : gratuit, hors ligne, pensé pour le đồng et les e-wallets

digabloPos est gratuit à vie sur sa caisse de base. Pas trente jours d’essai, pas un plafond de ventes. Gratuit sur ce qui sert tous les jours : vendre, suivre le stock, imprimer, sortir les rapports.

- Enregistre VietQR, MoMo, ZaloPay et carte comme modes de paiement distincts, pour que le rapport quotidien sépare le cash de chaque portefeuille au lieu de tout fondre dans un total unique. - đồng natif (VND). Prix, reçus et rapports en đồng, sans décimales et avec les séparateurs de milliers que vos clients lisent (25.000 ₫, pas 25,000.00). - Fonctionne hors ligne. Vous vendez, suivez le stock et imprimez les reçus sans réseau ; tout se synchronise seul au retour de la connexion. Cela compte plus qu’on ne l’admet dans un pays bien couvert en 4G : le sous-sol d’un marché couvert, le fond du chợ, le village du delta un dimanche chargé. - Sans abonnement. Ventes et produits illimités, deux comptes employés, reçus et rapports, gratuits. Vous n’activez un module payant que le jour où il se rembourse. - N’importe quel Android. Celui de votre poche suffit. Ajoutez une imprimante thermique Bluetooth si vos clients réclament un ticket papier, ce qui au Vietnam est plutôt rare. - Crédit client (bán ghi nợ / mua chịu). Suivez les ventes à crédit et le solde dû de chaque habitué. C’est le carnet sous le comptoir, sauf qu’il s’additionne tout seul et qu’il ne prend pas la pluie.

La limite, annoncée franchement plutôt qu’enterrée en bas de page : digabloPos gère votre boutique, il n’émet pas la facture électronique légale. Le point suivant y revient, car pour une affaire qui grandit au Vietnam, c’est ce qu’il faut comprendre avant de choisir quoi que ce soit.

Caisse gratuite au Vietnam : le comparatif

Le Vietnam a un marché local de la caisse solide, et c’est une bonne nouvelle. Le hic, c’est que presque tous les noms connus sont des abonnements mensuels payants, et que la version gratuite, quand elle existe, est un essai déguisé.

- digabloPos. Gratuit à vie, hors ligne d’abord, đồng, enregistre VietQR/MoMo/ZaloPay séparément, sur n’importe quel Android. Le bon choix quand vous voulez zéro coût récurrent et aucune dépendance au réseau. - KiotViet. Le POS local dominant pour les boutiques, les cafés et les vendeurs de rue, avec un vrai réseau de support et des gens qui le connaissent partout. Abordable, mais abonnement mensuel payant par boutique, puis par succursale dès que vous en ouvrez. - Sapo. POS multicanal prisé des vendeurs présents aussi sur Shopee et Lazada, avec un stock unifié entre la boutique et les places de marché. Sur abonnement. - iPOS.vn, MISA CukCuk, POS365. Systèmes F&B complets, gestion des tables et tickets cuisine, pour la restauration et les chaînes. Payants, avec des offres premium autour de 370.000 ₫ par boutique et par mois. - Loyverse. Un POS mobile réellement gratuit (cœur gratuit, options payantes). Bonne alternative, à essayer à côté de digabloPos.

Une opinion, parce qu’un comparatif qui ne tranche jamais ne sert à personne : pour un tạp hóa unique ou un quán cà phê de dix places, un abonnement à 370.000 ₫ par mois n’a aucun sens. C’est la recette d’une bonne matinée, dépensée chaque mois pour des fonctions conçues pour une chaîne. Commencez gratuit, puis payez le plan de salle et l’imprimante cuisine quand vous en aurez la preuve.

Si votre exigence tient en une ligne, « sans abonnement, hors ligne, đồng, VietQR/MoMo/ZaloPay », digabloPos et Loyverse sont les meilleurs points de départ. Les suites locales méritent leur prix plus tard, quand vous avez plusieurs succursales, une vraie cuisine ou de gros volumes sur les marketplaces.

Selon votre type de commerce

Le même socle gratuit s’adapte à la plupart des activités vietnamiennes. Ce qui change, ce sont les deux ou trois fonctions qui portent votre métier.

- Tạp hóa (épicerie, supérette). Code-barres pour les produits emballés, stock en temps réel pour savoir quoi recommander, suivi du crédit des habitués de la ruelle, et un rapprochement VietQR/MoMo qui prend quelques minutes au lieu d’une soirée. - Quán ăn et quán cà phê (gargote et café). Boutons rapides pour les vingt références qui font l’essentiel des ventes, envoi en cuisine, VietQR au comptoir ou à table. Le cà phê sữa đá du matin est une affaire de volume : chaque seconde gagnée à la saisie, c’est un client qui reste au lieu d’aller au troquet suivant. - Nhà thuốc (pharmacie). Suivi des lots et des péremptions, scan de la boîte pour identifier le produit. Ici, la caisse vous protège d’abord d’une vente de produit périmé, pas d’une erreur de monnaie. - Étal au chợ (marché). Tout sur le téléphone, hors ligne, sans matériel. Vous vendez sans réseau au milieu du marché, et rien sur votre table ne craint une averse. - Charrette de rue (bánh mì, xôi, hủ tiếu). Cinq produits, un téléphone, un sticker QR sur la charrette, et en fin de semaine une vraie réponse sur ce qui s’est vendu.

Vous démarrez avec la caisse gratuite et n’activez un module (cuisine, lots, multi-boutique) que le jour où son absence vous gêne. Tout allumer d’un coup, c’est le meilleur moyen de voir l’équipe ignorer le système et revenir au carnet.

Et la TVA et la facture électronique (hóa đơn điện tử) ?

Voici la partie que la plupart des articles sur les caisses gratuites évitent.

Une caisse gratuite couvre vos opérations quotidiennes : enregistrer les ventes, suivre le stock, rapprocher les portefeuilles, sortir un rapport propre. C’est le socle dont presque tous les petits commerces ont besoin, et cela leur suffit.

Mais la facture électronique (hóa đơn điện tử) est une couche distincte et réglementée, gérée par le Département général des impôts (Tổng cục Thuế / GDT). Selon le Décret 70/2025/ND-CP (en vigueur depuis le 1er juin 2025), les foyers d’affaires et particuliers dont le chiffre annuel atteint 1 milliard de VND ou plus, ainsi que les secteurs grand public (restauration, supermarchés, hôtels, commerce de détail…), doivent émettre des factures électroniques générées depuis la caisse enregistreuse (máy tính tiền) connectée au GDT, au format XML signé officiel, transmises à l’administration fiscale. Côté TVA (GTGT) : le taux normal est de 10 %, avec un taux réduit temporaire de 8 % applicable à la plupart des biens et services jusqu’au 31 décembre 2026 (Résolution 204/2025/QH15).

Considérez donc digabloPos comme votre système de gestion et de reporting. Ce n’est pas un émetteur de hóa đơn điện tử certifié par le GDT. La facture électronique légale doit passer par un prestataire agréé ou par le système du GDT, que vous gardez en parallèle de votre caisse. Ce que la caisse vous apporte, c’est une base de ventes propre pour déclarer, c’est-à-dire la matière qui rend la partie fiscale rapide au lieu de pénible. Si vous approchez du seuil du milliard de đồng, posez la question au GDT avant de le franchir plutôt qu’après.

En clair : un petit tạp hóa nettement sous le seuil peut faire tourner une caisse gratuite à côté de ses obligations fiscales existantes et dormir tranquille. Un restaurant, un supermarché, un hôtel ou un détaillant des secteurs visés, comme toute affaire au-delà du milliard de đồng par an, a besoin de la chaîne de facturation électronique, et aucune caisse ne remplacera ça. Vous pouvez en revanche garder l’opérationnel gratuit et ne payer que la couche de facturation.

Démarrer en 5 minutes

1. Téléchargez digabloPos sur votre téléphone Android, ou ouvrez-le dans un navigateur. 2. Ajoutez vos produits, ou importez votre liste, et choisissez le đồng (VND). 3. Ajoutez VietQR, MoMo et ZaloPay comme modes de paiement, à côté du cash. 4. Faites votre première vente, et associez une imprimante Bluetooth si vous voulez des reçus papier.

Sans contrat, sans abonnement, et ça vend encore quand le réseau lâche.

Un mot sur la première semaine, parce que c’est là que la plupart des commerces abandonnent. Ne saisissez pas tout votre catalogue le premier jour. Entrez les trente ou quarante produits qui font l’essentiel de vos ventes, encaissez avec l’appli pendant quinze jours en gardant le carnet à côté si ça vous rassure, puis ajoutez le reste rayon par rayon. Le jour où l’équipe voit le rapport du soir tomber en une minute au lieu d’une discussion, le carnet retourne dans le tiroir tout seul.

Combien coûte vraiment une caisse au Vietnam ?

Un logiciel gratuit ne veut pas dire une installation gratuite. Voici le calcul honnête.

Le logiciel : 0 ₫ par mois avec digabloPos ou Loyverse sur leur socle gratuit. Une suite locale sur abonnement va d’un forfait de base modeste jusqu’à environ 370.000 ₫ par boutique et par mois sur les offres F&B premium. Multipliez par douze, puis par le nombre de succursales, et vous obtenez le vrai chiffre à comparer.

Le matériel : le téléphone Android que vous avez déjà, ou un modèle neuf bon marché à quelques millions de đồng. Une imprimante thermique Bluetooth tourne autour du million de đồng et reste optionnelle, beaucoup de clients vietnamiens ne demandant jamais de ticket papier. La douchette se justifie dans un tạp hóa aux centaines de références emballées, et ne sert à rien sur un stand de café. Le tiroir-caisse n’a de sens que si vous manipulez encore beaucoup d’espèces, ce qui, vu la trajectoire du QR, concerne de moins en moins de commerces.

Les paiements : les frais de votre banque et de vos portefeuilles n’ont rien à voir avec la caisse, mais regardez-les, les conditions marchand varient beaucoup.

Le piège à éviter reste la location d’un terminal propriétaire. Vous payez chaque mois pour un boîtier verrouillé qui fait moins bien que le téléphone de votre poche, et le jour où vous cessez de payer, vous perdez votre propre historique de ventes. L’argent mis dans une douchette et un bon téléphone vous appartient. Celui mis dans un abonnement pour des fonctions jamais utilisées est simplement perdu.

Les erreurs qui coûtent cher

Croire la capture d’écran. C’est la façon la plus courante de perdre de l’argent dans une économie du QR, et ça arrive aux commerces les plus aimables, parce que retenir la marchandise le temps de vérifier paraît impoli. Attendez votre propre notification, y compris pour l’habitué que vous connaissez depuis dix ans.

Mélanger tous les canaux dans un seul total. Si le cash, le VietQR, MoMo et ZaloPay atterrissent dans le même chiffre, vous ne trouverez jamais un écart, et vous ne saurez jamais qu’un virement raté ou des frais ont mangé la différence. Séparez les canaux au moment de la vente.

Choisir un logiciel qui exige une connexion permanente. La première fois que le réseau tombe et que vous vendez deux heures sur papier, votre stock ne veut plus rien dire et vous passez la soirée à ressaisir. Posez la question frontalement avant de signer : si internet coupe deux jours, qu’est-ce que je perds ? La bonne réponse est : rien.

Croire qu’un logiciel de caisse vous met en conformité. Ce n’est vrai dans aucun pays, et encore moins au Vietnam. La caisse, c’est votre exploitation ; la facture électronique, c’est votre obligation fiscale. Deux choses distinctes, achetées à deux endroits différents.

Ne jamais compter le tiroir. Le rapport annonce le montant en espèces qui doit s’y trouver ce soir. Comptez-le. Un écart repéré le soir même est une question à laquelle vous pouvez répondre. Le même écart découvert un mois plus tard n’est qu’un chiffre que vous n’expliquerez jamais.

Rien de tout cela n’est compliqué. C’est la différence entre un commerce qui sait ce qu’il a vendu et un commerce qui l’apprend en fin d’année. Ça commence par une caisse qui ne coûte rien et qui enregistre correctement le scan.

Lancez votre caisse gratuite au Vietnam

Sans abonnement, enregistre VietQR, MoMo et ZaloPay, fonctionne hors ligne, en đồng. digabloPos tourne sur n’importe quel Android et se configure en cinq minutes.

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